C’est en métropole que nous avons appelé Roger Durand, qui a vécut 10 ans sur le Caillou et 18 ans au Vanuatu.

Il avait écrit une série de textes, de la “prose poétique” comme il dit, qui ont valeur littéraire et qui sont une trace de son passage et de ses émotions dans les années 50.
Roger Durand nous parle de cette époque et de son rapport à l’écriture: “Je suis comme la seiche dit-il, je lance de l’encre pour me mieux me cacher”.
Frédéric Ohlen, directeur des éditions L’Herbier de Feu, vient d’éditer cette “Chanson du Caillou” qui renferme aussi une Chanson du Kava pour les écrits du Vanuatu. Il nous raconte cette anecdote, sur la supposée mort de Roger Durand au moment d’écrire une Anthologie de la Poésie du Territoire en 1994…
Nous demandons aussi à Roger Durand ses impressions sur le dernier livre de Frédéric Ohlen “Le marcheur insolent” qu’il a eu la chance de lire, en avant première…

Nous poursuivons avec l’histoire du livre de Paul Gauguin “Noa Noa”. Une édition en fac similé de l’original édité par les Editions Avant et Après. Une maison d’édition que nous avons appelé à Tahiti. Là Gilles Arthur, éditeur et ancien conservateur du musée Gauguin, nous raconte la folle aventure de ce livre.
En fait Paul Gauguin voulait donner un écho littéraire à sa peinture. Il demande à un ami de bien vouloir écrire un livre, mais plus tard il reprends son manuscrit et ajoute des dessins. L’écrivain fauché revends le manuscrit puis il est racheté plus tard par un libraire qui le cède au Musée du Louvre où il est désormais conservé…Quelle histoire ! Gille Arthur nous explique aussi ce qu’apporte ce livre à l’oeuvre du peintre……et nous restons en Polynésie avec cet autre métropolitain qui a été séduit par le pacifique en 1840…Edmond de Ginoux, ethnologue, dont Frédéric de la Granville, musicologue basé à Reims, vient de ressusciter la mémoire au travers d’un livre du même nom, paru dans la collection Graveurs de Mémoire chez L’Harmatan.
Aristocrate il va quitter littéralement son milieu pour devenir, journaliste, républicain, anti-clérical et anti colonialiste. Il décide dans le même temps de partir à 18.000 kilometres en Polynésie Française pour aller à la encontre d’un autre monde…De ces voyages il réunira une collection d’objets ethniques conservés aujourd’hui au Musée de Cannes. Frédéric de la Granville en faisant des recherches a favorisé la réédition d’un texte de 1866, il lève aussi le voile sur Edmond de Ginoux, un homme qui a donné un sens à sa propre vie.

C’est alors dans “Caractères” le moment de retrouver notre évocation historique en hommage au bi-centenaire Hugo et Dumas.
.cette fois nous donnons la parole à Edmond Dantés et Jean Valjean.
Une série produite par les Ateliers de Création de Radio France.

Puis nous allons à la rencontre de Katia Imasango, pour un livre de textes et de photos réalisé en collaboration avec Claude Beaudemoulin, photographe.
Le livre s’intitule “Comme un arbre dans la ville”.C’est presque un ode à la nature, au végétal et aux arbres en particulier.
Les photos de Beaudemoulin avaient été remarquées par Katia Imasango lors d’une exposition dans un hôpital, elle a eu un coup de cœur et a décidé de rédiger plusieurs textes liés à ces images.
Notre entretien évoque ensuite son écriture sur les arbres qu’elle aime et dont “la force intérieure lui procure une énergie”. Nous parlons aussi de la nouvelle du livre “Le caméléon” qui raconte la fuite d’un métis et qui est écrite comme une nouvelle policière trop courte hélas !
Katia Imasango nous dit enfin son rapport à l’écriture, “une manière de me protéger” dit elle “un équilibre dont j’ai besoin et dont je ne pourrais désormais me passer”.

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