L’ASILE SAINT LEONARD, de la Tiwaka.
Lieu de Rédemption pour Prêtres bagnards et Libérés du Bagne.
1889.1920

En Province Nord, prés de Poindimié, sur la rive gauche de la rivière Tiwaka, il reste des vestiges de ce que fut l’asile Saint Léonard. Un lieu de d’accueil de prêtres bagnards en cours ou en fin de peine,pour des délits de crimes ou de délits sexuels. Y vécurent aussi des ex-bagnards, ne sachant où aller. C’est le père Stéphane Berne jusqu’alors curé de Bourail qui en a la charge. En 1889, 12 libérés se présentent. Un an plus tard le père part en métropole récolter des fonds. En 1893 les travaux commencent sur une parcelle de 800 m². Au total 120 personnes passeront dans ce lieu de rédemption mais une visite décisive va permettre au lieu de s’épanouir. En effet en 1895, le gouverneur Feillet viendra visiter l’endroit qui connait une bonne réputation. Il passe deux jours sur place. Il trouve l’oeuvre utile car elle permet de fixer des populations de libérés, jusqu’alors errantes, et vivant de rapines. De plus ils ne coûtent presque rien à l’administration. Le gouverneur, enchanté permettra d’ailleurs le versement d’une subvention pour agrandir l’Asile. L’admission des patients à Saint Léonard était réservée au Conseil d’administration dont le siège était à l’Évêché. Des appréciations était portées sur chaque pensionnaires. Le rappel à l’ordre était parfois nécessaire.
Des règles étaient édictées : A 21h le silence doit régner, On ne quitte pas le travail avant le signal, les rapports avec les indigènes sont interdits, on ne doit pas fumer dans les dortoirs ou au réfectoire, il est interdit de se tutoyer, etc… L’emploi du temps était tout aussi strict : 5h lever en silence, 5h15 prière, 6h40 travail,11h30 déjeuner, 13h prière, 13h50 travail, 18h30 diner,19h prière, 21h coucher.
L’établissement de Saint Léonard connaîtra son apogée vers 1900, un peu après la fermeture du bagne Calédonien vers 1897, et jusqu’en 1920, date à laquelle l’ensemble des édifications seront démontées.
Le Bois des bâtiments fut envoyé à Koné, Voh et Maré…les objets du culte seront dispersés dans les quelques églises de Nord…
Aujourd’hui une famille de Calédonien habite les restes de ce que fut l’Asile St Léonard.

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