présente

"OUTRE-VILLES"

La ville Outremer, reportage de Pointe à Pître en Guadeloupe
à St Laurent du Maroni en Guyane.

Le Fleuve de St Laurent du Maroni. Les populationslocales vivent en synergie avec lui.
Le modèle urbanistique métropolitain exporté en Guadeloupe.

Quelle est aujourd'hui le visage des villes dans les Départements d'Outremer ?
Que signifie le mot banlieue à Pointe à Pître ou à Kourou ?
Peut on concilier un urbanisme métropolitain avec une habitat traditionnel ?
Comment résorber l'habitat insalubre sans casser l'identité et la mémoire de ceux qui y vivent ?

La ville de Kourou et le village Saramaka.
Paysage en Guadeloupe.

Avec ce reportage de 26 minutes nous tentons de montrer la réalité des villes outremer dans deux destinations.
Nous partons d'abord pour la Guadeloupe et entrons dans ce film par le quartier Boissard en pleine rénovation. Sur la commune des Abymes nous rencontrons des gens de ce quartier d'habitat spontané. Un responsable associatif nous sert de guide . Nous rencontrons Mme Poltel dans son HLM.
Elle regrette sa case et son petit jardin avec ses cabris et ses piments contre son F4. De plus il faut tout payer dit elle.
Nous allons ensuite dans le quartier Bazin. Là Josette nous fait découvrir son ancienne batisse créole, et de l'autre coté de la rue elle nous fait visiter son nouveau deux pièces cuisine
plus petit.
Quartier à rénover.
Graffitis au coeur de la ville de Pointe à Pitre.
NOus partons au coeur de la ville de Pointe à Pître. Là un chef de projet ville nous montre les actions de la municipalité pour rénover l'habitat dans certains quartiers, en tenant compte du passé.
Ailleurs plus au centre ville, nous observons que les modèles urbanistiques métropolitains ont été largement importé en Guadeloupe. Tours HLM, barres d'immeubles avec les incivilités sociales qui en résultent : graffitis, dégats urbains...


Notre film nous entraine en Guyane et nous nous arrétons au
village de la Charbonnière prés de St Laurent du Maroni.
Ici en Guyane la résorbtion de l'habitat insalubre à commencé en 1986, et par ce village.
Là des habitants nous disent aussi leur déception à se voir repoussé loin du fleuve avec lequel il vivent en synergie.
De plus le style d'habitat tout en bois façon chalet, ne leur convient pas.
Dans un autre quartier, le quartier Neman, Koffi est lui aussi résigné. Il partira, dit il, dans les nouvelles maisons construites plus loin. Mais il préfère son mode de vie en habitat traditionnel car il a tout planté autour de sa case en tôle.

Les populations du fleuce recasé dans le quartier de la Charbonnière.
Le village Saramaka.
Un habitant du village Saramaka recasé dans un logement neuf.

Nous terminons notre voyage à Kourou, dans le village Saramaka et Boni, deux ethnies qui vivent sur ce même lieu.
Un programme d'aménagement est mis en oeuvre par la SIK (Société Immobilière de Kourou) pour résorber l'insalubrité du village. Nous rencontrons les opérateurs de ce programme. Ils affirment avoir proposé des styles de maisons neuves aux populations concernées par le relogement.
Les responsables des deux ethnies se montrent un peu réservés sans vraiment contester l'opération. Les populations en revanche sont plus refractaires. L'un d'eux Antoine Dinguiou, artiste Boni, regrette que la mixité sociale n'existe pas dans ces nouveaux logements car ils ne sont habités que par des autochtones et créent de fait de nouveaux ghettos.



Un reportage de 26 minutes d'Alexandre Rosada.
Une Coproduction RFO Outremers/France 3 Sagacités.
Coordination Editoriale : Dominique Richard.

Images : Anne Marie Masquin.
Montage : Christophe Debuisne. Mixage Denis Fouque.
© RFO 1996.