Montagne où se trouve la Mine AO.



Vestige de la machine à extraction.



Nouvelle Calédonie




LA SAGA DES MINES DU NORD.

Le village minier à l'époque de son activité. Photo Archives de Nouvelle Calédonie.





1. La MINE AO
1887 - 1891 et 1897 -1899


Le ruisseau AO.Une vieille échelle de traversée.




Vue panoramique d ela baie de Néhoué, dont le ruisseau Ao est tributaire.


Découverte en 1887, la Mine Ao est située sur la rive gauche du Diahot. A 2km5 de la mine Pilou au bord du ruisseau AO, tributaire de la baie de Néhoué.


Ce sont 3 libérés qui la découvrirent. Ils demandèrent immédiatement un permis de recherche de 450 hectares pour cuivre.
Pourtant dés le mois d'octobre, la mine était rachetée par Louis Pelatan, gendre de John Higginson.
La carte qui situe la Mine Ao et la mine Pilou. En pointillé la ligne de chemin de fer.

Historique et évocation.
10 mois plus tard le 31 août 1888 la mine passe en exploitation sous l'égide de la "Société des mines du Nord".

La première chose que firent les nouveaux propriétaires fut de construire un sentier muletier pour relier la Mine AO à la Mine Pilou.
Dans le même temps Louis Pelatan déposat une demande de recherche pour un nouveau périmètre en direction de Pilou, et ce, afin de se réserver un accés entre les deux mines et prolonger les rails de chemins de fer de Mine Pilou à Mine AO.
Les habitations des maitres de la Mine. Photo Archives NC. Le tunnel qui reliait Mine Ao à Mine Pilou. Le village Minier de la mine AO.. Photo Archives de NC.

Les Contrats de "Chair Humaine".
Pendant une partie du temps du bagne, Higginson va bénéficier de main d'œuvre pénale à des conditions très avantageuses. On appelle cela des " contrats de chair humaine ". Des contrats de travail passés entre l'administration pénitentiaire et des particuliers sur un budget dit de "ressources spéciales". Ainsi l'administration pénitentiaire "loua" à John Higginson plusieurs centaines de forçats pendant 20 ans.
Une main d'oeuvre peu couteuse et qui fît prospérer l'homme d'affaire, tout en dévellopant la Calédonie.
Les conditions de travail étaient d'une dureté excessive.
Le minerai était creusé au pic, à la pioche, à la barre à mine, et à la pelle : le minerai était ensuite trié à la main.
Des conditions de travail qui n'ont rien a voir avec la technologie d'aujourd'hui.

Pascal El Ménaouer, Responsable de Koumac Tourisme. Il fut notre guide sur le site de la Mine AO.

Les gisements de cuivre de la Mine AO étaient d'une exceptionnelle qualité.
Selon un rapport d'Edouard Glasser datant de 1902.1903 : "des imprégnations de malachite fibreuse et d'azurite insérés dans des filons de quartz carié étaient trés nombreux dans les schistes de couleurs rosâtres. Ces gisements étaient de part et d'autres du ruisseau AO. Ils apparaissaient dans son lit et sur les berges.

Glasser qui avait consulté les registres d'analyses de l'usine de Pam avait noté des valeurs de 10 à 20% de cuivre, de 0,5 à 1% de plomb et de 60 à 100g d'argent à la tonne de minerai.

Ancien wagonnet à minerais de cuivre.
Vestige de la chaudière à vapeur.

Un premier puits d'une profondeur de 30m fut foré en 1889 mais il fut inondé...Un deuxième de 50m fut foré plus loin du creek.
En 1901 une galerie de 27m avait recoupé le gisement de cuivre.

Les travaux de la Mine AO furent abandonnés en 1891 par suite de la liquidation de la société. Ils reprirent en 1897. par une société anglaise qui deviendra par la suite "Les mines de cuivre de Pilou Limited".
Au cours de cette deuxième période, un puit de 80m de profondeur fut creusé avec plusieurs galeries intérieures.
Une voie ferrée de 4kms reliait la Mine Ao à la Mine Pilou (voir carte). Un tunnel de 200m avait été percé dans la montagne.
Les forçats poussaient les wagonnets à la main jusqu'au tunnel et les accrochait à la locomotive Decauville qui repartait vers la Mine Pilou de l'autre coté de la Montagne.

  Au loin la baie de  Néhoué. Passage de galerie. Poulie pour la descente des ouvriers et la remontée du minerai.

En surface le puits était surmonté d'un chevalement en bois. Un treuil d'extraction était en fonctionnement. Il était activée par une machine à vapeur grâce à un four construit en briques. Des poulies et des couroies activaient le va et vient du minerai extrait.
Il était ensuite trié puis évacué par les wagonnets.

Reportage Télé RFO :
Alexandre Rosada - Philippe Huneau.
Montage :
Gael Detcheverry.
Documentation :
SEHNC (Société d'études historiques de la N.C)
A.Rosada.
Remerciement :
Koumac Tourisme. Pascal El Ménaouer.
Images d'Archives :
Archives Territoriales de la Nouvelle Calédonie.